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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 09:02

Depuis que je tiens ce blog couleurs d'Istanbul, un peu plus de trois ans , je crois n'avoir jamais montré de côtés négatifs de la Turquie, mon billet du jour, sera – plus qu’un « coup de gueule »_, une suite de conseils pour éviter certaines arnaques de chauffeurs de taxi de plus en plus fréquentes aux arrivées des touristes.

Pratiquées par certains, combattues par la chambre syndicale des chauffeurs de taxi,et tous les chauffeurs honnêtes et nombreux, elle peut mener le chauffeur, ou propriétaire du taxi à 75 OOO euros d’amende en cas de fraude. Ces gens malhonnêtes  salissent la profession et donnent une bien mauvaise image du pays .

 

En effet, lorsque l’on arrive à l’aéroport, on a la possibilité de prendre directement le taxi, aucun souci possible à ce moment là, les chauffeurs sont tous inscrits à la compagnie de Taxi de l'aéroport et leurs voitures ont une teinte plus foncée facilement repérable.

 

Mais lorsque l’on prend une navette qui nous conduit donc dans le centre ville, à Taksim, une ribambelle de chauffeurs de  taxi vous propose ses services, parmi les quels certains sont de vrais bandits.

Ainsi, quelques bons réflexes : Les taxis peuvent être indépendants où appartenir à une station, lorsqu'ils sont indépendants, seule la plaque d'immatriculation est inscrite sur leur portière exemple 34 TEJ 96 ( code ville deux chiffres, 34 pour Istanbul, 2 ou 3 lettres et chiffres ).

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Sinon le nom de leur compagnie ou station est inscrit avec un logo; prendre dans tous les cas, le numéro de la plaque et le numéro de la station de taxi qui de toutes façons pourrait vous être utile en cas d'oubli ou de perte dans la voiture.

Deuxième chose, avant de partir vous pourrez vérifier ici sur le site de la chambre syndicale des chauffeurs de taxi à combien devrait vous revenir la course. Le prix est toujours approximatif car, lorsque la voiture est en arrêt en cas de bouchons, le compteur tourne – à moindre tarif certes – et peut augmenter le prix indiqué.

Sur cette page intitulée « ucret cetveli », soit « tarifs », vous pourrez simuler votre course et la visualiser sur le plan. (  ici ) Puis sachez qu'en aucun cas un prix autre que 2,70 TL ( date d'aujourd'hui)  devra être au compteur en début de course..

Certains petits malins démarrent la course sans avoir effacé le prix de la course précédente.

 

Troisième chose : vous pouvez demander dès l'entrée une facture «  fatura » [fatoura] , tous les chauffeurs ont selon la loi un petit carnet prévu à cet effet où ils doivent noter en cas de demande le début et l'arrivée de la course plus le prix. Vous avez oublié tout ça et bien, un numéro existe pour les plaintes le : 444 15 23 .

Une arnaque de plus en plus courante consiste à vous faire croire que vous n'avez pas donné le bon billet.

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Lisez attentivement la tactique de ces escrocs : Le chauffeur malhonnête, au volant de sa voiture, a déjà sous la cuisse ou dans la portière de sa voiture, à sa gauche, un billet de petite valeur, le 5 TL par exemple, de couleur « caca d'oie – orangé ».

 

Lorsque vous lui tendez le billet de 50 TL ( environ 25 euros), de couleurs ressemblantes, que vous avez changé à l'aéroport, il fait une petite gymnastique simple: Il se tourne vers vous et prend de sa main gauche le billet donné, et en un tour de main, vous donne avec la main droite le billet caché sous sa cuisse soit 5 TL ( 2,5 euros )vous disant

- « Ce n'est pas le bon, il est déchiré, ou autre blabla ».

A ce moment, peu habitué à cette nouvelle monnaie, étonné de votre erreur, vous lui redonnez le « bon billet » – le même que vous aviez donné ! Certains gredins, recommencent même l'opération plusieurs fois lorsqu'ils sentent de la panique chez le touriste. »

Pour éviter ceci : Prononcez ,en donnant votre billet,  même en français, « Voici X TL » et ne lâchez pas !

Je précise que nombre chauffeurs de taxi, ne sont nullement imbriqués dans ce genre de manœuvres en Turquie, que ceux qui pratiquent cette escroquerie sont des gens malhonnêtes et non l'ensemble de la communauté des chauffeurs.

 

Voici un autre lien précieux pour simuler vos trajets et avoir les prix, tracez le trajet et imprimez-le avant de venir!!

 


Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un métier - Communauté : Les Globe-trotteurs, expatriés, citoyens du monde
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 07:38

Lorsque l’on trinque en Turquie, on trinque à l’honneur en disant “ Şerefe “ [ chèrèfè] à ton honneur ou à l’honneur mais aussi “Şerefinize” à votre honneur.

 

İl semble que cette habitude vienne d’un principe de précaution. En effet, en ayant beaucoup bu on risque de dire parfois un peu trop de choses, voir des choses que l’on regrette d’avoir dit – paroles désagréables où secrets dévoilés – ces paroles sont alors sous le sceau de l’honneur puisqu’avant de boire on aura fait la promesse solennelle “sur l’honneur”… impliquant « Tout ce qui sera dit ou fait à cette table restera ici, sur l’honneur » …

 

Lorsque l’on trinque avec le Raki on cogne le verre non pas en haut comme on le fait avec le vin mais par le “cul  du verre ”.

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İl y a cependant un code à respecter… en principe on respecte, la hiérarchie et celui qui est supposé être le plus élevé tient son verre plus haut. Entre amis, ce sera le plus âgé, le plus respecté ou le

“ chef de la bande ”, le chef tout court quant on sort avec les collègues.

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Şeref : honneur

d'autres petits gestes sont typıiques de cette table comme dans cette publicité 2013 pour le Rakı, à suivre dans un prochain billet.

 

 

Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : une boisson - Communauté : Les liqueurs de nos grand-mères
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 08:31


İl est impossible de ne pas remarquer en Turquie le célèbre "sim it ", petit pain rond en forme de bouée aux graines de sésame.

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La taille, le croquant ou moelleux du simit varient selon les régions, à İzmir, on l’appelle d’ailleurs le “gevrek” (littéralement « croustillant ») est a une pâte un peu plus consisatnte avoisinant le bretzel alsacien.

Mangé nature dans la rue ou  accompagnant à ravir le petit déjeuner turc, il vous séduira… Amis au retour de vacances comment faire ?

 

Et bien marmiton vient de publier une excellente et superbe petite vidéo tout en couleurs..

 


 

 

 

 

 

* Le pekmez  sur Wikipédia ici.

Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : une gourmandise - Communauté : recettes-turques
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 07:25

 Le vicomte Marie Charles Ferdinand, dit Alexis de Valon, archéologue, voyageur et écrivain, critique français, né en 1818 et mort à Saint-Priest-de-Gimel (Corrèze) en 1851 part pour l'Orient en avril 1842, à l'âge de vingt-quatre ans : d'Italie, en passant par la Sicile, la Grèce, İzmir (Smyrne ) et ramène de ce voyage un récit :

Une année dans le Levant, publié en 1846.

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Ce récit a donc 167 ans  et pourtant je vous assure on pourrait voir le vieux monsieur manger ses concombres ou encore faire “claquer sa langue contre son palais” …

Attitude que tous ceux qui auront eu droit à un " non " en turquie connaissent.. et si bien décrite.

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Sur le devant de sa boutique, au milieu de son petit étalage, un vieux Turc à longue barbe, immobile comme un mannequin, est accroupi fumant alternativement sa pipe et mangeant des concombres verts. Dans un coin, près d'un réchaud allumé est assis un enfant qui prépare le café de son maître. Loin de vous appeler, de vous vanter ses marchandises, le vieux Turc se renferme dans le mutisme le plus complet et ne paraît prendre aucun souci de son négoce.

Votre interprète lui demande-t-il s'il possède tel ou tel objet que vous désirez : il répond soit en fermant les yeux à demi et en faisant claquer sa langue contre son palais, signe négatif par excellence dans tout le Levant, soit par un imperceptible mouvement d'épaules qui veut dire : je n'en sais rien, cherchez.

On fouille sa boutique, on ouvre ses tiroirs sans que le plus souvent il daigne même tourner la tête. Quand rien ne vous convient, vous le laissez impassible au milieu de sa boutique bouleversée.

Si au contraire vous lui faites demander le prix d'une arme ou d'une paire de pantoufles, il énonce d'une voix gutturale un chiffre qui est ordinairement le double de celui qu'il veut avoir ; vous lui en offrez la moitié, il tend la main, prend votre argent, et souffle par le nez une bouffée de fumée. L'enfant remet toutes choses en ordre, se rassoit auprès du réchaud, et le marchand reprend son éternelle contemplation.

 

Une année dans le Levant, 1846

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Par Nina d'İstanbul - Publié dans : une couleur : un carnet de voyage - Communauté : Les Globe-trotteurs, expatriés, citoyens du monde
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 08:15
Vous cherchez une ballade littéraire sur İstanbul?


 Que diriez-vous de suivre les pas d'Hector Mallot qui, non pas sans famille mais avec Marthe sa deuxième épouse est arrivé à Istanbul le 14 mai 1894 encore alors Constantinople qu'ils quittent par le train le jeudi 24 mai.

Le voyage de Marthe et Hector  Istanbul s'inscrit dans un périple qui les a emmenés de Rome à Nuremberg.


Hector, comme Marthe,tient un carnet de voyage .

Tout au long des carnets de Marthe, on peut remarquer l’importance des couleurs dans les paysages qu’elle observe  les couleurs de la Turquie la marque et elle l'écrit.  


Le 13 mai, les rives des Dardanelles sont « vert pâle » et les collines « bleues ». Le soir, le ciel est « jaune » au coucher du soleil,qui se reflète sur la « côte d’Asie rose presque rouge ».

Le 16 mai, sur le Bosphore, Marthe note que les arbres de Judée sont « en fleurs beau violet dans le vert ».


« Stamboul
Un prodige de vie, de mouvement, de grouillade humaine. Tout le monde habillé à la turc beaucoup de turbans, grandes robes, femmes voilées d'un voile noir une espèce de gaze quelquefois mouchetée de petits dessins blancs ou jaunes, quelques voiles blancs par-dessus, la seconde jupe de la robe relevée qui fait capuchon et cache le front et la bouche. Un certain nombre de femmes peut-être de condition plus ordinaire porte le capuchon qui les cache excepté le nez mais sans voile. Beaucoup de robes de soie principalement des noires en broché ou petit damas. Dans les tramways de Stambul les femmes turques ont des places séparées.
[...]
Rues croupissantes défoncées. La promenade en voiture doit être une épreuve pour ceux qui n'aiment pas être secoués comme un panier à salade.
Maisons de bois invraisemblables de vétusté, boutiques ouvertes, rues où il n'y a que des cordonniers, d'autres où il n'y a que des ferblantiers. Cloaques. Places immenses qui ressemblent à des marchés toutes grouillantes de Turcs assis ou accroupis.
Quand le muezzin a chanté l'heure la prière procession des hommes qui s'y rendent. » (14 mai) Carnet de Marthe





 

Par Nina d'İstanbul - Publié dans : une couleur : un carnet de voyage - Communauté : Les Globe-trotteurs, expatriés, citoyens du monde
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