Couleurs d'Istanbul
Capitale Européenne
de la Culture

Pour la calligraphie ( Hat Sanatı ), on n'utilisait pas de papier blanc.
Considérant que celui-ci fatigue les yeux, il devait donc être teint.
Il était alors encollé avec le «âbâr » (
apprêt souvent à base de blanc d'oeuf ) et poli avec un polissoir ( Çakmak Muhre ) . En adoucissant la surface de la feuille, ce procédé encore utilisé de nos jours donne un papier doux
et lustré.
Pour teindre ce papier on utilisait des teintures végétales, la couleur la plus fréquente était obtenue grâce au thé.
On obtenait avec :
L'écorce de grenade du brun rouge
L'enveloppe verte des noisettes le brun
La semence de garance du jaune
Le bois de campêche rouge du rouge
Le bois de campêche violet du pourpre
Les pelures d'oignons du blanc rougeâtre
Et avec la suie récoltée dans les cheminées des confiseurs après la fabrication du caramel ... ?
du blanc cassé