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Istanbul 2010

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istanbul-2010.jpg

Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 07:37

Poète turc (1914-1950) contemporain décédé à trente-six ans d'une congestion cérébrale,Orhan Veli  laisse cinq petits livres de poèmes ainsi que des essais critiques sur l'art et des traductions de poètes français.

Son dessein :  lutter contre le classicisme, sa mesure et sa rime triviales et surannées, contre les lieux communs et  contre la routine du style lyrique. 

orhanveli.jpg

J'écoute Istanbul

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

D'abord une brise légère doucement;

Tout doucement se balancent

Les feuilles sur les arbres dans le lointain,

Tout au loin

Les cloches obstinées des porteurs d'eau

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Tandis que passent les oiseaux

Tout là-haut, par longues bandes criardes

Dans les pêcheries on tire les filets

Les pieds d'une femme baignent dans l'eau

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Les voûtes du bazar sont fraîches, si fraîches

Mahmut Pacha est tout grouillant de monde

Les cours sont pleines de pigeons.

Des bruits de marteaux montent des docks

Dans le vent doux du printemps flottent des odeurs de sueur

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Une yali aux sombres embarcadères

Dans sa tête, l'ivresse des plaisirs d'autrefois

Dans les ronflements des vents du sud apaisés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Une beauté marche sur le trottoir

Quolibets, chansons, ballades, moqueries

Quelque chose tombe de sa main

Ce doit être une rose

J'écoute Istanbul, les yeux fermés.

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Un oiseau bat des ailes autour de ta  robe

Je sais si ton front est tiède ou frais

Si tes lèvres sont humides ou sèches, je sais

Une lune blanche se lève derrière les pins

Je perçois tout du battement de ton cœur

J'écoute Istanbul.

 

et la traduduction en anglais sur un blog découvert tout fraichement, en sommeil semble-t-il;;

White carpet in Istanbul

 


Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un poète turc
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Commentaires

Trés joli poème, j'aimerai bien écouter Istanbul les yeux fermés pour mieux percevoir son coeur. Merci Nina pour cette découverte, ma semaine commence bien. Bonne journée à toi. Amicalement. Mamminic
Commentaire n°1 posté par Mamminic le 01/02/2010 à 08h25
ravie de constribuer à un début de semaine agréable.. aussi bonne semaine à toi
Réponse de Nina d'İstanbul le 01/02/2010 à 10h52
Merci Nina. Je ne me lasserai pas de ces découvertes. J'en redemande....

Bonne semaine - Christa
Commentaire n°2 posté par Christa le 01/02/2010 à 09h00
c'est un plaisir..bises
Réponse de Nina d'İstanbul le 01/02/2010 à 10h52
Est-ce bien les paroles de la chanson : "Istanbulu dinliyorum, gözlerim kapalı..." que j'aime tant et que j'écoute parfois avec nostalgie?
Commentaire n°3 posté par flora le 01/02/2010 à 10h45
exactement... bonne journée
Réponse de Nina d'İstanbul le 01/02/2010 à 10h51
Très joli poème où chanson que je connaissais pas. Bisous
Commentaire n°4 posté par Jaffy-Fleur de Lys le 01/02/2010 à 10h48
Poème à l'origine mis en voix et chansons par la suite.. bonne journée
Réponse de Nina d'İstanbul le 01/02/2010 à 10h51
Superbe... trop jeune, c'est bien triste
Commentaire n°5 posté par sittelle le 01/02/2010 à 22h56
Très beau poème qu'on écoute les yeux fermés...Moi, je connais la version chantée  de Yavuz Bingöl. Y'en a t-il d'autres?

Commentaire n°6 posté par Aziyade34 le 02/02/2010 à 20h42
joli poème bisous
Commentaire n°7 posté par gene le 02/02/2010 à 22h03
 
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