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Une couleur : un conte

Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 07:08
La tradition du conte turc remonte bien loin dans le temps, et le conteur commence souvent son conte par un "tekerleme", c'est à dire une suite de paroles qui "roulent" comme le veut l'origine du mot : tekerlek qui veut dire "roue".
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Alors les paroles s'enroulent et commencent leur course en un rythme vif, paroles cocasses, fantaisistes, burlesques à la manière du vire-langue
 Ce tekerleme dit au début du conte permet de détruire le notion du temps .. car les contes turcs commencent toujours par..

Il était une fois, il n'était pas une fois ...

  Dans un temps qui n'existait pas , dans une contrée qui n'existait pas... mais à la manière des fables, les histoires de ces contes peuvent toujours trouver une répercussion dans n'importe quel temps..

Afin d'aider l'auditeur à se plonger dans ce temps qui n'est pas vraiment et qui est pourtant..

 Voici deux exemples de tekerleme

Les dix chameaux
j'ai vu 10 chameaux
je leur tricoté des chaussons
J'ai monté le plus grand
Je suis descendue à mon village
9 chameaux qui restaient
et à celui qui boit .. du café au lait..
tekerleme2.jpgCelui-ci collecté par Pertev Naili boratav le spécialiste en la matière

Quand le passé était dans le passé
Quand le tamis se trouvait encore dans le champs de blé
Quand il y avait "peu" et qu'il y avait "assez"
Quand ma mère était encore une jeune fille
Quand la crotte du chameau était encore une bille
Le merle était charbonnier,
La pie était barbier
Le cheval était boulanger
Le chameau était tisserand,
Le coq, crieur public
La poule était horloger,
L'âne était marchand de sel
Le mouton était gardien de la Mosquée
La chèvre était Muezzin
Le renard était courtier, le chat était drapier...

Ma mère était sur l'escabeau, mon père dans le berceau
Ma mère pleurait, je la berçais.
Mon père est tombé du berceau
alors j'ai sauté sur l'escabeau
Ma mère a attrapé une louche
Mon père a attrappé une bûche
ils m'ont poursuivis aux quatre coins du monde...

..... et le conte peut commencer..

Pour ceux qui veulent en lire plus ,ces quelques ouvrages..pour célébrer la journée mondiale du conte ..en passant par la Turquie

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Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un conte - Communauté : Nos contes préférés
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Mercredi 6 mars 2013 3 06 /03 /Mars /2013 07:40
Petite légende anatolienne..

En Cappadoce le paysage est bien étrange, la nature et l'érosion ont donné à cette région des « cheminées de fée »,

"sortes de grandes « colonnes » ou « pitons » naturels constitués de roches friables, le plus souvent sédimentaires, et dont le sommet est constitué d'une roche plus résistante aux effets de l'érosion."

cheminees-de-fee_.jpg

Formes parfois étranges, certaines sont des habitations troglodytes.

Mais saviez pourquoi on les appelle les cheminées de fée?


La légende des cheminée de Fée ..vous répondra.


İl y a très longtemps, dans un temps dont personne ne se souvient, les fées et les humains vivaient heureux ensemble en Capapadoce, près de Göreme. Les humains avaient leur Sultan et les fées leur Roi.


Chacun de leur côté avait eu de beaux enfants, le Sultan un fils, le Roi des fées, la plus belle des filles. Tout le monde vivait heureux.

Lorsqu'il y avait une fête comme la fête de la vigne, un mariage ou encore une naissance les fées amusaient les humains et leur chantaient de belles chansons.

Lorsque le temps des vendanges étaient là, les fées se cachaient dans la vigne et dans le vin et rendaient les humains ivres de joie et de vin .

Que de liesse dans cette région..

chemines-de-fee.jpgMiniature de Ülker Erke


Mais un jour le fils du Sultan qui avait grandi s'éprit de la jeune fée, fille du Roi des fées.


Les humains ont commencé à avoir peur.. « Si le sang des fées se mêle à notre sang , que deviendront nos enfants ? »

Et finalement il décidèrent d'empêcher le mariage. Les humains ont alors pris les armes et chassé les fées qui se sont envolées dans un grand bruit d'ailes «  pırrr pırrr pırrr »..et se sont transformées en pigeons..


C'est ainsi qu'elles vivent encore en Cappadoce .

Pigeons ou fées cachées elle continuent d' aider les habitants du pays...

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Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un conte - Communauté : Nos contes préférés
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Jeudi 31 janvier 2013 4 31 /01 /Jan /2013 07:31

 

Les frères Noisette (Fındık Beyler )

 

Il était une fois, il n'était pas une fois, dans un pays lointain vivaient cinq frères , les «  messieurs noisette ». Une méchante sorcière les jalousant avait décidé de les rendre malheureux ...parce que , le saviez-vous, les sorcières sont heureuses lorsqu'elles rendent les autres malheureux.


Cette sorcière décida donc de détruire leur maison . Les cinq frères, courageux entreprirent de reconstruire leurs logis.

Le cadet se fit un abri de tissus et sa maison ressemblait tout à fait à une tente.

Le quatrième se construisit une maison d'eau et d'argile

Les troisième et deuxième construisirent ensemble un logis de roseau et de paille.

L'aîné plus rusé construisit une maison de briques.

Lors de leur travaux, la sorcière les observait et rageait de les voir si heureux à l'ouvrage, elle enfourcha son balai et tournoya au dessus des frères noisettes qui travaillaient en chantant. Lorsque les maisons furent finies, elle décida donc de les détruire à nouveau.

Elle commença par la maison en toile du cadet et «  pfffuu » souffla un coup sec puis la maison s'écroula. Il se mit à courir en chantant «  allons chez les frères noisettes ( Fındık Beylere gidelim) » et se réfugia chez ses frères du milieu.

La sorcière n'attendit pas une seconde et dès que la porte de la maison de roseau et de paille se referma sur lui , elle souffla à peine un peu plus fort «  pfffuuuu ».

Tous, en courant et chantant «  allons chez notre frère noisette, allons chez notre frère noisette ». A peine réfugiés dans la maison d'argile, la sorcière revient et de rage souffla encore plus fort «  pfffuuuuuuuu ».

Les quatre frères coururent donc chez leur grand frère et celui-ci les accueillit en les rassurant :

- N'ayez craintes chers frères , nous sommes les frères noisette et cette maison et solide chantons maintenant.

Les frères noisettes sortirent leurs saz et entamèrent leur chanson «  Nous sommes les frères noisettes, nous sommes les frères noisettes et rien ne brise notre joie » ..

La sorcière de rage s'enfla et souffla très fort «  pfffuuuuuuuuuuu » mais la maison ne s'effondra pas ; alors elle s'enfla encore plus et souffla toujours plus fort, «  pfffuuuuuuuuuuuuu» et les frères chantèrent de plus en plus en plus fort. La sorcière prit sa respiration et s'enfla s'enfla, s'enfla .. si fort qu'elle éclata !!!

 

et depuis les frères noisettes vivent heureux dans leur maison avec leur saz, leurs kemençe et leur chanson

«  Nous sommes les frères noisette, nous sommes les frères noisette et rien ne brise notre joie »

 

On dit que depuis ce jours la cueillette des noisettes se fait toujours en chantant et riant ...

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Les saz et les kemençe sont deux instruments de musique très connus dans la région de la mer noire... pays du thé, du hamsi .. et des noisettes.

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Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un conte - Communauté : Ain Deux Trois Soleil
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Vendredi 18 janvier 2013 5 18 /01 /Jan /2013 07:24

Djelāl ed-Dīn Muammed Rūmī, soit Mevlana auteur du Mesnevi  oeuvre de 6 tomes parmi la plus influente de la littérature persane  ayant valu à son auteur les surnoms de « maître du soufisme » ou de « majesté de la religion »

et dont le titre pourrait se traduire par « couplets rimés d'une profonde signification spirituelle ».

 

Mais il y  a également repris les fables d'Ésope,  tout comme le fit La Fontaine plus-tard.

 

Ainsi je vous livre aujourd’hui une fable faisant partie des “ 100 oeuvres de base ”  (100 temel eseri ) à lire suggérées par le ministère de l’éductation nationale turc à ses écoliers.

( Celle-ci  pour les classes correspondants au CP et au CE1)

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La souris et le chameau

Fare ile Deve [farè ilè dèvè]

 

Une souris très fière et sûre d’elle s’empara un jour de la bride d’un chameau et ordonna à ce dernier de se mettre en marche.

Le chameau étant de nature docile  avanca sans rechigner . La souris en fut remplie plus encore d’orgueil cependant que le chameau l’observait amusé par tant d'arrogance. Puis, ils arrivèrent devant une rivière et la souris s’arrêta.

 

Ô mon amie ! Toi mon guide,  dit le chameau, pourquoi t’arrêtes-tu ? Marche donc !

 

La souris ennuyée répondit :

Cette rivière me semble bien profonde et je crains fort de me noyer.

 Le chameau qui vit que la souris tremblait proposa :

- Laisse-moi faire, je vais essayer !

Et il s’avanca dans l’eau.

-          Mais vois-tu donc , l’eau n’est pas profonde. Elle monte à peine à mes jarrets.

 

La souris de répondre:

Ce qui t’apparaît comme une fourmi est pour moi un dragon. Si l’eau t’arrive aux jarrets, elle dépasse sans doute ma tête de plusieurs centaines de mètres.

 

Alors le chameau lui dit :

Dans ce cas, cesse d’être orgueilleuse et de te prendre pour un guide. Ne te compare pas au chameau  et mesure-toi aux autres souris, mais à sur moi !

La souris qui compris alors son orgueil

 

"Je regrette et implore ton pardon !" dit la souris, je t’en prie, fais-moi traverser ce ruisseau !

 

Ce que fit le chameau avant qu’ils ne deviennent les meilleurs amis du monde. fare.jpg

Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un conte - Communauté : Nos contes préférés
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Jeudi 20 décembre 2012 4 20 /12 /Déc /2012 07:26

Alors que l'on fête aujourd'hui le 200ème anniversaire des contes de Grimm, je propose

aujourd'hui à tous les amis parisiens de " couleurs d'İstanbul", de prendre des places pour

Les Petits Riens, Contes Traditionnels de Turquie

 

-Affiche-petits-rien-A6.jpg

"Contes musicaux à partir de 4ans - 
"Il était une fois et il n'est plus, dans les temps anciens et à venir, quand les chameaux étaient masseurs et les poux coiffeurs, quand je berçais ma mère... « Masal », en turc, veut dire conte. Mais les traducteurs le savent bien, s’il y a un domaine où les mots d’une langue trahissent ceux d’une autre, c’est bien celui de l’enfance. J’ai grandi avec des « masals » et croyez-moi, ils ne ressemblent en rien aux contes occidentaux. Aussi bien les personnages que les aventures qu’ils traversent et surtout la manière de construire le récit sont bien différents selon que l’on ait grandi ici ou ailleurs.'' Nos comédiens-musiciens franco-turcs deviennent tour à tour conteurs, personnages, narrateurs, chanteurs, instrumentistes mais aussi « eux-mêmes » pour faire participer les enfants à ces contes. Les contes turcs puisent leur inspiration depuis des siècles dans une très riche tradition et nous savons aujourd’hui avec certitude que l’imagination peut rivaliser avec toute la technologie du monde.''
( Aktéon Théâtre )
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Tarif Adulte : 9€ - Tarif Enfant : 8€ Métro St Ambroise (ligne 9)ou St Maur (ligne 3)"
Par Nina d'İstanbul - Publié dans : Une couleur : un conte - Communauté : Nos contes préférés
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