Aujourd'hui, Nina vous propose pas de faire le tour du monde en 80 jours mais tout simplement de vous présenter la vie d'un stanbouliote qui chaque jour se rend d'un continent à un autre pour aller au travail en traversant le Bosphore..
Ou encore pourriez-vous lire un roman Jule Verne assez peu connu?
Kéraban-le-Têtu paru en 1883
Un riche bourgeois et commerçant turc, Kéraban, fier et avare comme personne, rencontre à Istanbul son ami Van Mitten, un commerçant en tabac néerlandais, accompagné de son valet Bruno.
Désireux de les inviter chez lui à Scutari ,aujourd’hui Uskudar, sur la rie Asiatique,de l’autre côté du Bosphore, on l’avertit que les autorités viennent d’instaurer une taxe destinée à toute personne voulant traverser ce détroit qui sépare le continent européen de l’Asie et qui relie la mer Noire à la mer de Marmara.
Trop avare pour payer cette taxe valant 10 paras (soit quelques centimes) et têtu, il décide donc de rallier sa demeure en faisant le tour de la mer Noire .
Les tribulations qui s’en suivent le feront traverser le Delta du Danube, passer par Odessa, parcourir la Crimée et le Caucase…..
Jules Verne imagine ici dans ce roman paru le 6 septembre
1883 un formidable voyage autour de la mer Noire en utilisant la particularité géographique de la ville qui s’étend sur deux continents aux bords d’une mer fermée.

Un petit extrait en hommage à tous les courageux moins têtus qui payent le passage du pont du Bosphore deux fois par jour !
Extrait
Le seigneur Kéraban s'arrêta.
« Qu'y a-t-il donc ? » demanda-t-il.
Le chef de police du quartier de Galata, entouré de gardes qui faisaient ranger le populaire, arrivait en ce moment sur la place. Un tambour et un trompette l'accompagnaient. L'un fit un roulement, l'autre un appel, et le silence s'établit peu à peu parmi cette foule, composée d'éléments assez hétérogènes, asiatiques et européens.
« Encore quelque proclamation inique, sans doute ! » murmura le seigneur Kéraban, du ton d'un homme qui entend se maintenir dans son droit, partout et toujours.
Le chef de police tira alors un papier, revêtu des sceaux réglementaires, et d'une voix haute, il lut l'arrêté suivant :
« Par ordre du Muchir, présidant le Conseil de police, un impôt de dix paras, à partir de ce jour, est établi sur toute personne qui voudra traverser le Bosphore pour aller de Constantinople à Scutari ou de Scutari à Constantinople, aussi bien par les caïques que par toute autre embarcation à voile ou à vapeur. Quiconque refusera d'acquitter cet impôt sera passible de prison et d'amende.
« Fait au palais, ce 16 présent mois
« Signé : LE MUCHIR. »
Des murmures de mécontentement accueillirent cette nouvelle taxe, équivalant environ à cinq centimes de France par tête. ..
* aujourd"hui franchir le pont en voiture, coute 3,75 Livres turques soit 1 euros 50 environ.. (aller-retour)
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Nez fier
Reluisant
Bichonné
Fesses biens propres
et c'est parti...