Couleurs d'Istanbul

Pour la calligraphie ( Hat Sanatı ), on n'utilisait pas de papier blanc.

Considérant que celui-ci fatigue les yeux, il devait donc être teint.


Il était alors encollé avec le «âbâr » ( apprêt souvent à base de blanc d'oeuf ) et poli avec un polissoir ( Çakmak Muhre ) . En adoucissant la surface de la feuille, ce procédé encore utilisé de nos jours donne un papier doux et lustré.




Pour teindre ce papier on utilisait des teintures végétales, la couleur la plus fréquente était obtenue grâce au thé.


On obtenait avec :


L'écorce de grenade du brun rouge

L'enveloppe verte des noisettes le brun

La semence de garance du jaune

Le bois de campêche rouge du rouge

Le bois de campêche violet du pourpre

Les pelures d'oignons du blanc rougeâtre


Et avec la suie récoltée dans les cheminées des confiseurs après la fabrication du caramel ... ?


du blanc cassé

 

 


Lun 9 mar 2009 2 commentaires

Encore un art sur lequel je vais devoir me pencher aussi ... Merci pour ces premières et intéressantes explications.

Nat - le 09/03/2009 à 12h53
C'est le deuxième article d'une série de 6 articles sur la calligraphie...

Bonne journée..
Nina d'İstanbul
Je vais à la chasse au premier que j'ai du louper...
Nat - le 10/03/2009 à 13h10